Dysphasie et fatigue

Avant tout, depuis quelques temps j’ai peu de temps. J’ai été à Anvers pendant deux jours. Puis, j’ai profité de quelques jours à la maison pour travailler sur les pictogrammes… trouver des ressources, bosser sur d’autre petite choses… Ben oui, j’ai aussi besoin de reprendre le boulot. En septembre, je reprends mes études. C’est un peu « chargé ». Et de Mercredi soir à vendredi très tard, j’étais à Bruxelles pour veiller sur les enfants d’une amie pendant qu’elle travaille. Elle est de notre famille de cœur. Ces petites journées loin de la maison se reproduiront une fois par mois.

Jeudi soir quand j’ai appelé les enfants, ils étaient à la Maison des Jeunes. Du coup, pas d’appel vidéo. Je savais que Leto était particulièrement fatigué et enchainais les micros dodo. Ce soir-là, je n’ai pas compris ce qu’il disait. Rien. C’était le grand flou. Pas un mot était accessible.

C’est donc pour moi l’occasion de parler de la fatigue. Quand la fatigue pointe son nez, les personne avec un trouble sévère du langage ont une capacité très faible à accéder à leur stratégie verbale. Ils développent des stratégies pour contourner leur autoroutes du langage. C’est pas simple de maitriser l’itinéraire bis. Je trouve l’image de l’autoroute du langage très parlante. Nous avons une autoroute fonctionnel, efficace pour le langage. Mais dans la dysphasie, elle est abimée voir complètement impraticable. Alors via la logopédie, les outils, l’entourage, l’accompagnement, un ensemble de routes se créent. Un réseaux complexes et petite routes en fonction du message à passer les mots prendrons différents chemins. Il faut donc maitriser tout un tas d’itinéraire, aucune voie expresse disponible avec un trafic fluide. Alors quand on est fatigué… Le chemin prend du temps. Quel est le bon trajet ? Les mots se trompent de route, la vitesse est plus lente. Bref.. Voilà.

Jeudi Leto était très fatigué. Et il était incompréhensible.

La verbalisation prend beaucoup d’énergie. Quand vous faite 30 min de parole, vous avez un degrés de fatigue. Quand Leto fait le même temps de parole. La fatigue est comme si il avait passé 2h voir 3h devant une foule a parler sans cesse. Déjà, son temps de sollicitation verbal doit être adapté à ce facteur. Et parfois nous sommes juste fatigué. Et bien voyez tout cela mélangé. 5 min verbal jeudi pour Leto c’était comme 2h. Il était vidé.

La fatigue s’accumule sur la journée. Par exemple, le matin si il parle 30 min le fatigue comme il avait parlé 1h, dans l’après-midi c’est l’équivalent de 3h de performance. C’est une notion complexe à adapté et appréhendé. Car elle demande à l’interlocuteur d’être en connaissance des signaux de fatigue de l’enfant.

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