Le Quotidien niveau +

Il semble évident pour la plus part des gens que c’est du bon sens de faire ce qui se fait dans le cadre de la dysphasie.C’est du bon sens que de ce mettre « à hauteur » de l’enfant ou encore de reformuler. C’est vrai.Un joli Mais arrive.

Mais ce n’est pas notre réalité. J’ai 4 enfants. Je vis le quotidien niveau +. Leto autant qu’Arthur demande certes qu’on reformule. Mais en vrai vous ne mettais pas 20 min pour savoir si il veut un dessin animé ou une tartine. Comme nous le vivions avec Arthur tout petit. La réalité est difficile à percevoir. Les troubles persistant du langage prenne énormément de place.

Il y a l’hypersensibilité, les difficulté de compréhension, les axes de support au développement langagier, les difficulté pragmatique, social, séquentiel, de mémorisation. Si la parentalité ressemble parfois a un disque rayé qui répète les même chose. Tout le quotidien est comme ça.

L’oral se cache dans tout: des instructions aux échanges amicaux sans oublier le choix de votre repas à la cantine. Le langage est impliqué dans tout les petits plis du quotidien. Observé combien de fois par jour vous parler dans le cadre d’activité en groupe. Combien de chose ont se dit pour le plaisir des mots doux au partages de notre propre journée.

On dit souvent que les enfant dysphasique parle avec leur yeux. En effet, le regard de Leto ou Arthur en dit long. Mais ça ne suffit pas à mettre en place les échanges sociaux.

Donc oui, on applique des techniques qui pour beaucoup semble être du bon sens. Mais la réalité, c’est que cela prend énormément de temps et de place. Le risque est de parler moins, trop peu, pas assez à l’enfant. Et il n’arrive pas à baigner suffisamment dans un océan de verbalisation. Hors, un des axe principaux de la rééducation langagière est de répété. Quand Leto dit « Maman Midi Kra d’Heure », nous savons ce qu’il veut dire « Tu me dis que pour toi ce n’est pas l’heure. Mais tu sais Leto maintenant c’est l’heure ». Nous passons tellement de temps à redire les choses qu’il est difficile d’avoir des exemples. Quand ce que nous lui disons n’est pas juste. Si il dit « Maman câlin » et que je dis « Tu veux un câlin? » et qu’il me dit non, arrive les nuances et le coté détective « Maman a besoin d’un câlin? Maman doit aller faire un câlin à quelqu’un? ».

Dans un épisode de Star Trek, The Next generation, il y a un superbe épisode « Darmok ». Il permet un peu d’illustrer notre réalité. Le peuple de Tana veut enfin arriver à communiquer avec les humains. Sauf que toute la technologie ne suffit pas à permettre l’échange. Le traducteur universel n’y arrive pas. Il faudra tout un temps sur une planete entre 2 protagoniste pour comprendre que leur approche langagière n’est pas que des mots qui ont un sens. Il font sens sur des bases culturels. Les Tanarians ne parle que par allégorie. Il faut donc une connaissance mythologique, historique, anecdotique et contextuel. C’est une bonne illustration de notre réalité. 😉

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